Aristeides "Le Juste"
Surveiller l'actualité => France, société => Discussion démarrée par: Milot-Balance Joelle le mars 27, 2006, 05:36:03 am
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Ceci ne m'appartient pas. Je le transpose pour qu'il soit lu. C'est en ne se soulevant pas contre ça que nous fabriquons une nouveau modèle de famille INACEPTABLE : un géniteur(payeur), une mère (toute puissante )et des enfants dépossédés de force de leur identité ! Une génération d'aliénés de l'amour filial et ignorant des valeurs de la famille ou de la parité !
L'escroquerie du féminisme
Par Hermaphrodite.fr | 13 février 2006
Entretien réalisé par Axelle Felgine pour l'ouvrage collectif "Femme" aux éditions Hermaphrodite (sept 2005)
Aujourdhui, les nombreuses associations au service du « droit des femmes » sappuient tantôt sur le discours social-démocrate dominant tantôt sur un discours radical libertaire. Le féminisme est-il un communautarisme comme un autre ? La femme nest-elle pas plutôt en voie de devenir lemblème de la victime, la quintessence de lopprimé ?
La femme présentée comme telle dans le champ social est, politiquement, un communautarisme victimaire puisque cette catégorisation biologico-psychologique occulte une réalité où des femmes peuvent oppresser dautres êtres par le biais des rapports économiques. Ainsi, faire dune bonne bourgeoise la victime a priori dun pauvre sous-prolétaire, ou dune cadre supérieure la camarade de la caissière, sont une évidente même escroquerie : celle qui consiste à sortir du politique les rapports socio-économiques qui le constituent le plus sérieusement... Cest cette vision pré-politique qui constitue lessence du communautarisme victimaire, quil soit féministe, gay, juif, black... Et le gros problème de cette vision, cest quelle ne connaît plus que des victimes, quelle institue lhéritage victimaire, et ne conçoit plus léchange quen terme de réparations... Le féminisme, comme tout communautarisme victimaire, devient du coup un essentialisme de la rente qui tend très vite à lescroquerie, et qui vient in fine parasiter la sérieuse question des femmes dans le politique...
Une question qui tourne inéluctablement autour de la gestion sociale de la maternité et du maternage ( statut de la femme au foyer, crèches, aides, avortement...), soit la question de la maternité que les féministes, dans une sorte de délire, tendent à voir comme une injustice sociale alors quelle est un fait biologique que le politique doit effectivement gérer !
En fait si la féministe veut se voir comme opprimée radicale, il faut alors quelle admette quelle est dabord opprimée par son corps, et que pour être libre au sens où elle lentend, elle doit alors cesser dêtre une femme ! Nous touchons là au coeur du féminisme comme haine non sue de la femme-corps et de son statut biologico-organique...
Autrement dit, le leurre du féminisme est double. Dune part, la femme est pétrifiée dans son rôle de victime (et vous montrez bien que cela non seulement conduit mais procède de l'aberration du "carcan biologique"): la dialectique historique est refoulée, au profit du concept idéal de « guerre des sexes ». Dautre part, le féminisme fait valoir une conception partielle du politique. Finalement, le féminisme consacre aussi leffacement du logico-politique, du moins sa réduction à une logique de gestion du social. La femme est-elle incapable de sinscrire dans le politique autrement quen lamputant de sa dimension essentielle ? Plus abruptement : la femme est-elle inapte au politique ?
Jai mis le doigt, dans mon livre Vers la féminisation ? sur cette tendance, chez la femme moyenne, à réduire le politique au psychologique (rapport à lautre souvent modélisé sur le rapport au père et au mari plutôt quau patron ou au collègue), une réduction psychologiste que jexplique par ldipe, différent chez la femme, et ne comprenant pas ce meurtre du père qui permet de passer du familial affectif à lextra-familial régit par le travail : de la séduction aux rapports de production... Jy démontre aussi, ensuite, que cest parce que le féminisme est une dépolitisation du politique, que le pouvoir politique a toujours fait la part belle au féminisme. Le féminisme se révélant, en fait, "l'idiote utile" du pouvoir économique et du libéralisme, avec la cause des femmes comme propagande stakhanoviste ! Pour se convaincre de la véracité de ma thèse, il suffit de regarder lhistoire de ces cinquante dernières années et de lire le magazine Elle !
Cest un des grands mérites de votre essai de souligner que, dans la structure psychique féminine, la question du « choix dobjet » a une portée sociale évidente. Commentant Freud, qui soulignait labsence, chez la petite fille, de ce commerce avec linterdit quest le meurtre symbolique du père, un psychanalyste écrivait : lhomme est dans la tragédie, la femme est dans le drame. Ce drame, Freud le voyait surtout dans le fait que la femme est vouée à jouer son être dans son devenir, à être actrice de son identité. Lactivisme féministe lui donne raison. Les féministes ont fait de la sentence « on ne naît pas femme, on le devient » le credo dune libération ! On connaît la relecture de Freud qua fait un penseur marxiste comme Marcuse. Tout se passe comme si, dans la seconde moitié du siècle, la différence sexuelle, cette asymétrie fondamentale et fondatrice, était devenue impensable. Finalement, lutopie féministe ne se réalise-t-elle pas dans une indifférenciation, dans la condamnation radicale de ce qui fait le sel de lHistoire ?
On est surtout dans la confusion égalité (sociale), identité (ontologique). Ce qui ne peut conduire quà des absurdités. Absurdités sur le plan du logos et, ce qui est plus grave, incapacité sur le plan politique. Avec pour corollaire, une remontée légitime de la misogynie. Comme je lécris en conclusion de Vers la féminisation ? : ni le corps ni ldipe ne sont des démocraties et ce quel que soit notre désir dégalité sociale entre les hommes et les femmes...
Ce désir dégalité agit aussi sur le plan du langage, quon expurge peu à peu : on féminise les fonctions, on préfère parler de « genre » plutôt que d « identité » ou de « sexe ». Ce combat pour légalité prend une dimension nettement symbolique. Prenons par exemple le débat sur le voile, qui a été loccasion dinterroger non seulement la laïcité mais aussi la condition féminine. Le féminisme se trouve face à une alternative : accepter le voile au titre de « particularisme culturel » - et accepter dune certaine façon que le féminisme soit un particularisme occidental ou donner le primat à luniversalité et condamner le voile comme symbole dasservissement. Vous avez dit, à ce sujet : « Je préfère le voile au string ».
Le fond du débat, et le problème du féminisme, cest la négation de la femme comme corps et la négation dune certaine unité corps-esprit. Lenjeu, au-delà du symbolique, étant la standardisation dans un but doptimisation économico-marchande : mise au pas des femmes dans le processus de production et mise au pas des hommes dans le processus de consommation. Dans les faits il y a absolu refus de la différence et apologie systématique du modèle unique sous-segmenté ! Sur la question du voile, lapproche juste doit obéir à la même dialectique : le voile français ne peut pas se réduire à un retour à la tradition, surtout quand on réalise que ce voile est peu porté dans le Maghreb des années 60-80. Le voile est justement le refus de cette standardisation marchande par une frange de la population immigrée, jeune et plutôt cultivée, qui peut encore mesurer la perte de dignité que représente le passage du patriarcat de la production à notre néo-matriarcat de la consommation. Cest en ce sens que je peux déclarer, sans aucune arrière pensée religieuse ou réactionnaire, que je préfère le voile au string... comme moindre aliénation !
Loccidentale libérée serait-elle devenue, pour le dragueur, définitivement inabordable ?
Loccidentale libérée...de quoi ? De certains impératifs de la nature pour se soumettre au diktat de la consommation transgressive ? Cest cette occidentale là, lectrice de Elle, arrogante, idiote et forcément névrosée, que jappelle la pétasse. Une pétasse effectivement inabordable, mais pas seulement dans le sens marchand de trop cher pour toi où elle lentend. Inabordable parce que de plus en plus sans mystère, sans charme et sans grâce. De plus en plus inabordée en somme et de plus en plus seule !
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Ce sujet est provisoirement verrouillé.
Juste pour empêcher préventivement Altéa de venir supprimer les traces de son passage ici, puis de prétendre ensuite avoir été victime d'une censure (imaginaire). C'est en effet ce que Jean-Paul Douhait est capable de l'inciter à faire, et elle n'est pas de taille à lui résister.
Elle conserve tous ses droits ici, sauf celui de falsifier ses propres écrits antérieurs.
L'expérience prouve que la corruption est une pente à sens unique. Or Ixe/corbeau/Charlot/Incognito/Jeanpapol/DOUHAIT Jean-Paul a suffisamment compromis Altéa, à titre de ouebmistresse de http://je-veux-mes-parents.activebb.net/index.htm, exemple à http://caton-censeur.org/resources/Jeanpapol/francois_sutra1490.htm, pour qu'elle soit amenée à s'affoler, puis à se lancer dans n'importe quelle falsification pour masquer sa couverture donnée à une entreprise criminelle.
Nous lui souhaitons de venir à résipiscence, sans vraiment y croire.